‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 54 sur 426 · De synodis · texte numérisé non relu

De synodis

o. De syiiodis, 41.

6. GuMMERUs, Die homousianische Partei bis zum Tode des Konstantius, Leipzig, 1900, p. 162 suiv. Harnack, Lehrb. der DG., Il, p. 201.

de ce qui est l'entière vérité. Il a écrit dans VOratio m que, si le Fils est, comme rejeton, Itepoç au Père, il est, comme Dieu, xauTov avec lui ; « que le Père et le Fils sont un par la possession et la propriété de la nature, et par l'identité de la même unique divinité » {tt] TaÙTOTYiTi t9)ç [xiSç Oêotyjtoç) ; qu'il faut admettre entre eux TaÙTÔTTjTa TTjç ôsoTrjTOç, Tyjv ûè lvdTr,Ta Tr\c o'jaiaç (3, 4). Les mêmes expressions reviennent dans le De decretis^ 23, 24. L'auteur ne les rétracte pas dans le De synodis. Il y déclare, au contraire, qu'en parlant de la substance, on doit parler de -cauTo-ry]; et non pas d'ôfAoïoTT)? (53 : ainsi TauTOTrjç t9î<; oijTtaç est l'équivalent d'ô[ji,oou(7ia^); que c'est une nécessité de croire à l'unité du Père et du Fils

quant à la substance : xaxi rriv oùorîav voeîv xai Tyjv uîou xai Trarpoç IvoTyjxa — ouaia fv Iottiv auToç (ô Xdyoç) xai 6 Yevvrjaai; «ÙTov TTaTïip (48); et enfin qu'il n'y a pas dans la génération du Père division de la substance comme dans celle des hommes : le Père communique son essence tout entière (41). M. Loofs va plus loin. Saint Athanase, à son avis, s'est d'autant plus attaché au sens nicéen de l'ôfjioouaioç qu'il a plus avancé en âge : ce qu'il est difficile de démêler dans ses derniers écrits, ce n'est pas l'unité de Dieu, mais la trinité des personnes divines^.

On a, dans ce qui précède, les grandes lignes de la doctrine de saint Athanase sur le Fils. L'idée qui la domine, et dont on peut dire qu'il tire tout, est que le Verbe est Fils, et Fils de Dieu. On ne doit jamais séparer le Fils du Père pour tâcher de le connaître iso-

1. Or remarquons que précisément la réunion des semi-ariens d'Ancyre de 358 avait condamné, dans son xix« anathématisme, le xauxooO- <7iov comme I'ôixooÛtiov.

2. F. LooFs, Leiifaden zum Studium der DG., 4« édit., p. 241. Cf. G, Rasnelp., L'homoiousianisme dans ses rapports avec Vorlhodoxie, Revue d'hist. ecclésiast., IV (1903), p. 426-431.

lément : il en est inséparable*. Image et reflet substantiels du Père, on ne peut savoir ce qu'il est autrement qu'en le rapprochant du principe qui l'engendre, et qui se reproduit en lui. Fils, il est distinct numériquement du Père; mais Fils, il est de même substance que le Père; et il est la même substance absolument que le Père, parce que cette substance, que lui est communiquée, étant Dieu, ne saurait être ni divisée ni diminuée. C'est avec une intrépidité sereine qu'Athanase énonce ces incompréhensibles mystères, dont son intelligence ne cherche pas à percer les ombres, mais qu'il perçoit comme la conséquence inéluctable des données les plus certaines de la révélation.

La doctrine du Saint-Esprit ne lui doit guère moins que celle du Fils. On la trouve exposée surtout dans ses lettres à Sérapion i, m, iv. Le saint docteur y établit la divinité du Saint-Esprit sur l'Écriture (i, 4-6, 26), sur la prédication et la tradition ecclésiastique (i, 28), sur l'action même du Saint-Esprit dans nos âmes. Le principe sanctificateur ne saurait être de même nature que ceux qu'il sanctifie; l'Esprit vivifîcateur des créatures ne saurait être une créature (i, 23). Si l'Esprit-Saint nous divinise, nous rend participants, par son habitation en nous, de la nature divine, il est donc lui-même Dieu par essence : Atà toïïto yàp xai Iv

oTç yi'^£Xoi.i (to 7CVÊU[ji.a) oOtoi ôsoTiroiouvTai' et 5â ôeoTTOiet, oux à{jLcpiêoXov oTi ^ TOUTOU cpuffiç ôeou £(Txi (i, 24). Et il y a du reste une preuve plus simple, c'est que, la Trinité étant homogène, si le Saint-Esprit, comme il est constant, en fait partie, il n'est pas créé, il est Dieu, de même substance que le Père et le Fils ; il leur est ôjjloouctioç (i, 2, 17, 20, 27).

Cependant la prétention des tropicistes de rejeter

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