C, arianos, III
la divinité du Saint-Esprit, tout en admettant celle du Fils, amène Athanase à examiner les rapports du Fils et du Saint-Esprit. Et d'abord l'Esprit-Saint est l'Esprit du Fils, sa « puissance sanctificatrice et illuminatrice, laquelle est dite procéder du Père (Ijc Traxpbç IxTcopeue- (jôai), parce que le Fils, qui vient du Père, la fait briller, l'envoie et la donne » (I, 20). Bien plus, comme le Fils est le propre de la substance du Père, de même l'Esprit, qui est dans le Fils et en qui est le Fils, est le propre du Fils : « Si le Fils, parce qu'il est du Père, est le propre de sa substance, c'est une nécessité que l'Esprit, qui est dit être de Dieu, soit aussi en substance le propre du Fils » (ïotov eîvat xax' ouo-iav tou uîou, I, 25, 20, 21 ; cf. m, 2). L'Esprit-Saint est donc proprement, et dans son être intime, l'Esprit du Fils, son souffle, dans une dépendance étroite de lui. Ce qu'il possède, c'est cela même du Fils : â s-^ei (to 7:veu|jLa) toîî utou IdTiv (m, 1). L'auteur se rapproche de l'idée que l'Esprit reçoit son être du Fils. Il y touche tout à fait quand il note que l'Esprit-Saint reçoit du Fils, et qu'il n'est pas le lien qui rattache le Fils au Père, mais qu'au contraire, existant lui-même dans le Verbe, il se trouve, par lui, être en Dieu^ « De même que le Fils dit : Tout ce qui est au Père est à moi, ainsi nous trouverons que tout cela est dans l'Esprit par le Fils : xaÏÏTa
TTdcvTa 5io( TOU uîoïï £upr'(Toasv ovra xai ev tw irveuixaTi » (lil, 1).
Avec la personne du Saint-Esprit, la Trinité se trouve achevée et complète 2. Cette Trinité, comme les termes qui la composent, est éternelle : elle ne s'est pas faite successivement, et il n'y a pas eu de moment où elle ne fût parfaite et entière. Elle ne se compose pas non plus d'éléments hétérogènes et d'une gloire inégale :