‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 58 sur 426 · Epist. XXXVIII · texte numérisé non relu

Epist. XXXVIII

de l'hypostase une notion complète. L'oucia divine n'est pas en soi une hypostase, parce que, bien qu'individuelle, elle n'existe pas à part soi, mais bien dans les personnes à qui elle est commune. Les personnes divines, au contraire, s'opposant les unes aux autres, ont une existence propre qui ne permet pas de les confondre ; et rien n'est commun entre elles que l'ouffia. Elles sont, suivant l'expression de saint Grégoire de Nazianze,- « complètes, subsistant à part soi, et distinguées par le nombre, bien que non distinctes par la divinité » : (i.iav cpudiv Iv Tpialv iSidryiai, vogpaïç, TsXstaiç, x«6' lau-ràç u'^pearoj^aiç, àpi9|i.w SiaipexaTç xal ou Siaipexaïç OcoTYin ^ .

Les Cappadociens se prononcèrent donc nettement en faveur de la distinction origéniste d'oudia et d'ÔTroffTaaiç, et firent prévaloir leur sentiment. A l'égard de TrpodWTrov, Basile se montra plus réservé : il ne voulait pas que l'on considérât ce mot comme équivalent d'uTrdffTaffiç, une hypostase unique pouvant remplir trois rôles, comme le prétendaient les sabelliens^. Grégoire de Nazianze, au contraire, permettait de l'employer en parlant de la Trinité, pourvu qu'on en écartât le sens de simple personnage de tragédie ou de comédie^.

Il y a donc en Dieu trois hypostases dont chacune s'oppose aux deux autres par ses caractères propres. Saint Grégoire de Nazianze indique comme étant ces caractères ayswyjffia, Y£vvy)a(a ou '^é>/'^Yi<:i<i et IxTropEuaiç ou ex7ï£{A>|;i(;^. Saint Basile est d'accord avec lui pour les deux premiers^; pour le troisième, nos auteurs s'entendent moins. Saint Basile donne comme le yvcopiaTi-

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