Greg. Nyss., De communibus notionibus, P. G., XLV
Z. L'argument que l'on a voulu tirer, contre notre thèse, des lettres CCCLXI-CCCLXIV de saint Basile n'a aucune valeur : ces lettres sont apocryphes (Bethune-Baker, Op. cit., p. 38, note 2; G. Voisin, Lapolliyiarisme, p. 237, suiv.; Lietzmann, ApoUinaris von Laodicea, p. 20, 21).
i. Epist. xxxvni, 2.
abstraite et générique quand il s'agit de Dieu. Il repousse, au contraire, absolument la conception d'une essence supérieure à laquelle participeraient le Père et le Fils. Le Père, comme premier principe de la Trinité, communique au Fils sa propre substance, mais pleinement et sans division ^ Dans sa lettre xxxviii, à saint Grégoire de Nysse, Basile insiste sur l'unité de nature des trois personnes divines. Il règne entre elles une communauté parfaite (xiva <Tuve/ri xai àSia^TracTov xotvwviav); l'esprit ne saurait concevoir entre elles aucun espace ni aucun vide ; leur substance forme un tout continu qu'aucune fissure n'interrompt. Qui saisit, par l'intelligence, le Père saisit aussi le Fils, et, avec le Fils, l'Esprit-Saint; et qui comprend l'Esprit- Saint comprend aussi ceux dont il est l'Esprit. Ils sont comme une chaîne dont les anneaux sont indissolubles, comme l'arc-en-ciel dont les couleurs sont tellement fondues qu'il est impossible de dire où l'une commence et finit. Le Père est semblable au corps dont on ne peut isoler la forme, qui est le Fils, que par l'abstraction (4, 5, 7). Dans sa lettre clxxxix, 6, le saint docteur entreprend de prouver, par l'identité de leur action, l'unité de nature des trois personnes divines : avocY/-/) t9j TauTor/)Ti Ty)<; evspyeiaç xb '^vo)jjl£vov tyjç cpuffewç (TuX^oYtCeffOat. Il le fait au n° 7, et au n° 8 il conclut : « Si le mot dwinité exprime l'action, comme nous disons que l'action du Père, du Fils et du Saint-Esprit est une ((Aia), aussi nous disons que leur divinité est une ([Aiav çpafjLEv etvai t^,v ÔsoTYjxa). Si, comme c'est l'opinion du plus grand nombre, le nom de divinité désigne la nature, comme il n'y a aucune diversité de nature, nous affirmerons avec justice que la sainte Trinité est d'une seule divinité ((xiaç ôeoxyiToç). » Et dans sa lettre viii, 3 :