Homilia XXIV
« Pour nous, selon la parole de vérité, nous ne disons le Fils ni semblable ni dissemblable au Père, car l'un et l'autre répugnent également. Semblable et dissemblable se disent des qualités [accidentelles], et Dieu n'en a pas. Mais, confessant l'identité de nature (TauTOTvjTa T^ç (puaewç), nous admettons l'ôixoouaioç, et nous évitons d'ajouter [par composition] au Père qui est Dieu en substance le Fils engendré, Dieu aussi en substance : car c'est là ce que signifie l'èfjtoouaioç. » Et encore : « Le Père est un Dieu, le Fils est un Dieu, mais ils ne sont pas deux dieux, parce que le Fils est [comme Dieu] identique au Père (l-r:ei5yi tauTOTri-ca iy^zi ô uioç TTpoç Tov TraT^pa)... Nous confessons le Père et le Fils, mais leur substance identique (to Se t^ç oùaïaç xauTov) ^ . » Il est difficile d'être plus catégorique que l'est saint Basile dans ces derniers textes, sur l'unité numérique de la substance du Père et du Fils, unité signifiée par l'ôaoooffioç. Cette première constatation forme déjà un préjugé en faveur de saint Grégoire de Nysse, toujours jaloux de marcher sur les traces de son frère. Son cas toutefois se trouve compliqué par un platonisme exagéré qui semble compromettre d'abord l'orthodoxie de son enseignement^. Mais ce n'est qu'une apparence. Il remarque que la vertu ou puissance par laquelle les trois personnes divines agissent est une et non pas triple (fxia la-\ xai ouj^i rpeiç), parce qu'elles n'agissent pas indépendamment l'une de l'autre, contrairement à