‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 82 sur 426 · P. L., Xni, col. 3o · texte numérisé non relu

P. L., Xni, col. 3o

d'Apollinaire, est peu après élevé de même au siège de Béryte. C'est la rupture complète.

A partir de ce moment, Apollinaire ne dissimule plus. Il est dénoncé comme hérétique, en 377, par saint Épiphane avec douleur dans son ouvrage sur les hérésies (lxxvii), par saint Basile avec sévérité dans sa lettre cclxiii aux occidentaux. La condamnation ne se fit pas attendre. En 377, un concile se tint à Rome sous Damase : Apollinaire et Timothée furent déposés et leur doctrine fut réprouvée "•. Le décret de Damase formulait déjà l'argument fondamental que l'on devait opposer à cette doctrine : « Quod si utique imperfectus homo susceptus est, imperfectum Dei munus est, imperfecta nostra salus, quia non est totus homo salvatus. »

La sentence du pape fut reçue et confirmée en 378 par un concile d'Alexandrie, et en 379 par un concile d'Antioche^. Le concile œcuménique de Constantinople la ratifia en 381. Parmi les hérétiques condamnés par son premier canon, on trouve les apollinaristes^. En 382, nouveau concile à Rome : il fut suivi presque immédiatement de l'envoi par Damase à Paulin de la célèbre Confessio fidei catholicae^ dont le septième anathématisme était dirigé contre les erreurs d'Apollinaire.

En même temps, l'autorité séculière — elle se nommait alors Théodose — intervint pour réprimer les hérésies en général, et en particulier celle des apollinaristes. Une série de décrets (383, 384, 388)^ interdit à ceux-ci de s'assembler au dedans ou en dehors des

1. Damasi Epist. U, fragm. H; cf. Epist. VII, P. L., XIII, 352, 371.

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