Contra arianos, III, 54; et cf
l'exercice (Si' affx^iaewç) le sommet de la sagesse ^ Dans V Antirrheticus, 24, Grégoire affirme simplement que c'est à l'humanité qu'il faut attribuer l'ignorance indiquée dans Marc, xiii, 32.
Voici donc une première catégorie d'auteurs qui ne font nulle difficulté d'attribuer à Jésus-Christ homme une ignorance réelle^, un progrès en sagesse réel. Les autres sont moins catégoriques ou même d'une autre opinion. Saint Basile, sans désavouer l'interprétation de saint Athanase sur Marc, xiii, 32, préfère cependant la suivante : le Père seul connaît, comme premier principe de la Trinité, le jour et l'heure du jugement; le Fils et le Saint-Esprit ne les connaissent que par communication du Père : ils ne les connaîtraient pas si le Père ne les leur révélait en les produisant^. Saint Grégoire de Nazianze-* rapporte les deux explications, sans se prononcer sur celle qu'il adopte, mais il est possible qu'il entende, par l'humanité ignorante de Jésus- Christ dont il parle, l'humanité abstraite, prise en soi, non telle qu'elle se trouvait de fait dans le Sauveur^. Amphiloque ^et Didyme reproduisent également l'interprétation préférée de saint Basile : mais, après avoir comparé le texte de saint Matthieu, xxiv, 36, avec celui de saint Marc, xiii, 32, Didyme se prononce pour une ignorance économique :