‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 10 sur 409 · Ancoratus · texte numérisé non relu

Ancoratus

6. Voyez le passage très explicite de Saint Grégoire de Naz., Oral. XXXI, -26, 27.

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leurs successeurs se sont servis pour nous transmettre ce qu'ils n'ont point confié à l'Ecriture. Saint Chrysostome la mentionne' comme saint Epiphane^, comme les cappadociens^. Cette tradition orale offre les mêmes garanties de vérité que l'iicriture. Les hérétiques la rejettent : ils ont tort'. Elle est à^ioTncToç, déclare saint Chrysostome : Trapacoffiç ectti, }Ji.r,S£v tcXs'ov ^r^xei*. Et

saint Grégoire de Nysse : « 11 suffît, pour démontrer notre affirmation, que nous ayons [en notre faveur] la tradition des Pères parvenue jusqu'à nous comme une sorte d'héritage qui nous a été transmis par les saints successeurs et héritiers des apôtres® ».

Cette tradition orale ne se confond pas encore, pour les Pères grecs du iv^ siècle, avec le magistère ordinaire de l'Eglise. Cependant, on trouve déjà dans saint Épiphane une idée qui conduira pratiquement à cette identification. 11 remarque que celte tradition, les hérétiques ne l'ont point reçue et ne la conservent point : seule, l'Eglise l'a reçue et la transmet. Il en conclut que l'enseignement et les décisions de l'Église suffisent à établir la vérité^. Si tous nos auteurs ne font pas le même raisonnement, ils en admettent tous au moins la conclusion. Le droit de l'Eglise à trancher les controverses, à condamner l'erreur, à décider de la foi, son infaillibilité dans l'exercice de ce droit sont pour eux des principes reconnus, indiscutables, et toute l'histoire des controverses et des conciles du iv® siècle se-

i. In acta apostolor., hom. I, i; In II Tliessalon., hom. IV, 2; cf. In epist. ad Philipp., hora. in, 4.

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