‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 9 sur 409 · In Isatam, cap. I, 2-2, n" 7 ; V, 7, n · texte numérisé non relu

In Isatam, cap. I, 2-2, n" 7 ; V, 7, n

foi. A prendre à la lettre certaines de leurs déclarations, il semblerait même que, à leur gré, c'est assez des Livres saints pour nous enseigner ce que nous devons croire. « Les Écritures saintes et inspirées, dit saint Athanase, suffisent à la définition de la vérité^ ». Elles sont plus aptes que les autres écrits à édifier la foi, et il faut donc les lire^. « N'attends pas un autre maître, déclare saint Clirysostome; tu possèdes les paroles de Dieu, nul ne t'instruira comme elles ^ ». Et saint Basile expose qu'en effet l'Ecriture doit être juge quand il s'agit de trancher entre des coutumes ou des traditions dissemblables''. La raison très simple qu'en apporte saint Épiphane est que l'Ecriture ne saurait errer : Travxa y^p akrfiî6ti ^ ÔEiot Ypa-fï]^. Mais on se tromperait si l'on pensait que les Pères grecs du iv^ siècle excluent par là une autre source d'information plus accessible aux humbles. Ces Pères ont le sentiment un peu confus d'un développement qui s'accomplit à leur époque dans la théologie ecclésiastique*'. Des dogmes sont mis en lumière — celui de la divinité du Saint- Esprit par exemple, — des formules sont adoptées — comme rô.aoouato;, — des usages liturgiques et rituels prévalent et se multiplient dont l'Ecriture ne fait nulle mention, ou qu'elle n'enseigne que d'une façon incomplète et obscure. Il faut cependant les justifier contre les adversaires, et cette nécessité amène nos auteurs à insister, plus qu'on ne l'a fait jusqu'à eux, sur un enseignement, une tradition orale distincte de l'Écriture et parvenue des apôtres jusqu'à nous. C'est la Ttapââodi;

i. Contra gentes, i.

2. Epist. ad episc. jEgypti et Libyae, it; Desynodis,6; De decretis, 32.

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