Contra manichaeos, VIII, col
j i2 HISTOIRE DES DOGMES.
mière sur le jeûne, 3*, où il est dit que, si Eve avait su jeûner, nous n'aurions pas à le faire. Plus concluant est le texte de VHomilia dicta tempore famis et sicciiatis, 7 : « Payez pour le premier péché (tV itpwTOTUTrov àfxapTi'av) en faisant largesse de nourriture; car de même qu'Adam, en mangeant à tort, a transmis le péché (tï)v à[/apTiav 7T«p£7r£[;i.|ev), ainsi nous abolissons [les effets] de la perfide nourriture en secourant la nécessité et la faim de notre frère ^. »
Saint Augustin a de même cité plusieurs fois saint Grégoire de Nazianze comme témoin de la doctrine du péché originel, notamment ses discours xvi, 15; xxxviii , 4 , 17 , et un autre passage que l'on ne trouve plus dans les œuvres conservées de saint Grégoire. Mais, si l'on excepte peut-être ce dernier texte et une expression du discours xix, 13, où l'auteur appelle nôtre le premier péché (t^ç ^ptox-/]; ^aôiv t^; ^i^apiiaç), saint Grégoire ne paraît pas avoir enseigné que notre âme ait été, au sens strict, souillée par le péché d'Adam. Il déclare que les enfants qui meurent avant le baptême sont sans péché (àjrovrjpouç), et ne seront ni récompensés ni châtiés parle juste juge^. Même doctrine dans saint Grégoire de Nysse : lui aussi parle de déchéance, mais pas de souillure. Dans son traité De infantibus qui praemature moriuntur ^ il écrit que les âmes de ces enfants n'ont point de maladie dès le principe, qu'elles n'ont pas besoin de la santé qui vient de la purification ([xr) Seofievov tîîç ex toïï >taT«p9îivai ÔYieîaç), et qu'elles commenceront à jouir, dans la mesure de leur pouvoir, de la connaissance et de la participation de Dieu, vie naturelle de l'âme, jusqu'à ce que, par l'usage progressif de leur liberté, elles deviennent
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