C. arianos, H, 58, 59; ni
S. Basil., Homil. quod Deus non est auctor malorum, 6, 7; Greg. Kaz., Or. XLV, 8; Greg. Nyss., Oral, catech., 6.
connues. La distinction des sexes n'a été décrétée par Dieu qu'en prévision de la chute *.
On ne trouve, sur ce sujet de l'état de l'homme avant la déchéance, rien de particulier dans saint Cyrille de Jérusalem ni dans saint Epiphane^. Saint Clirysostome dépeint nos premiers parents comme immortels, impassibles, heureux, remplis de sagesse et environnés d'une gloire qui leur cachait leur nudité^. Il explique l'image de Dieu imprimée en eux de la domination et de la royauté de l'homme sur la création"'.
De cette félicité primitive Adam et Eve sont déchus par leur péché ; car c'est la liberté qui a introduit le mal dans le monde. Le mal n'est rien de positif ni de substantiel en soi : il n'est que la déviation de la volonté s'écartant du but qu'elle doit atteindre^. En conséquence de cette première faute, l'homme immortel est devenu mortel; impassible, il a été soumis aux misères et à la maladie; son intelligence s'est obscurcie ; sa volonté s'est affaiblie : il a ressenti les entraînements de la concupiscence; il a perdu la vue de Dieu et s'est adonné à l'idolâtrie; les rapports sociaux eux-mêmes ont été troublés; la pauvreté et l'esclavage ont apparu comme des fruits de la violence et de l'inégalité des conditions^. Ce sont les principaux traits
1. De hominis opificio, 16 (co!. i33), 17. U est bon de remarquer que l'auteur ne propose généralement ces explications que comme des essais (Sià <Txo-/a5(jL(ï>v tivwv).
2. Celui-ci prèod au sens absolument littéral les descriptions de la Genèse (Ancoralus, 61).
3. Adpopul. antiochen., Iiom. XI, 2; In Genesi7n, hom. XVI, 8; XVII, 1, 2.
4. In Genesim, homil. XXI, 2; Ad popul. anlioch., Iiom. VU, 2. S.Basil., Homilia quod Deus non est auclor malorum, 3-7; Grec.
Nyss., De anima et resurrect., col. 93; Gr.EC. N.vz., Or. XL, 4S; Epiph., Haer. LXVI, 13.
6. GHEG. Naz., Or. XIX, 13, 14; XIV, 23; XXII, 13; XLV, 8, 12; GnEC,
de la déchéance telle que la dépeignent les Pères grecs du IV' siècle. Maintenant vont-ils plus loin, et pensentils qu'Adam nous a transmis non seulement les misères, peines de son péché, mais son péché lui-même? Croient-ils que, descendant de lui, nous ne naissons pas seulement malheureux, mais coupables? Admettent-ils, en un mot, le péché originel proprement dit? On sait comment Julien d'Eclane opposait plus tard à saint Augustin leur silence ou leur doctrine contraire sur cette question, et comment saint Augustin s'efforçait à son tour de démontrer qu'ils témoignaient en sa faveur. Ni l'un ni l'autre, à vrai dire, n'avait complètement raison. Saint Athanase affirme que, « comme d'Adam pécheur le péché a passé dans tous les hommes
(et; TTXVTcxç àvOpwTTOUi; £ii8a(T£v ^ â;/.apTÎa), aussi, après que
le Seigneur s'est fait liomme et a vaincu le serpent, sa force s'est répandue dans tous les hommes ' ». Didyme considère la chute comme l'ancien péché (TtaXaià afxap- TÎa) dont Jésus-Christ nous lavait par son baptême dans le Jourdain-. Tous les enfants d'Adam le contractent par transmission (xa-à SiaSo/v) : l'union charnelle des parents en est la condition; et c'est pourquoi Jésus, né d'une vierge, n'en a pas été atteint^. Comme Didyme émet, au même endroit, l'idée que le mariage, dans l'Ancien Testament, n'allait pas sans faute (tov "fiao^j àaapTTjxixwi; eî/ov), on peut supposer qu'il regardait, ainsi que le fera plus tard saint Augustin, la concupiscence comme étant de soi un péché chez les païens.
Saint Augustin a cité de saint Basile l'homélie pre-
Kyss., Or. catech., 6, col. 29; Chrysost., Ad popul. antioch., Iiom. XI, 2; In Genesim, hom. XVII, 2; XVl, 5, 6.
i. C. arianos, I, 51.