‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 112 sur 409 · Or. de incarnalionc · texte numérisé non relu

Or. de incarnalionc

Tov avôpcoTTov), comme si toute la nature avait été concentrée en un seul : xaOaTtep tivoç ovtoç Çwou itâffy,ç t^ç «puaeojç 32)'.

A côté de cette théorie, on trouve cependant dans saint Athanase et saint Grégoire de Nysse, je l'ai dit, des expressions non équivoques de la théorie réaliste. Le premier déclare nettement que de la mort de Jésus nous vient l'immortalité, et que notre salut était impossible autrement que par la croix ^. Cette mort était le paiement d'une dette (IxT^Xi^pou xb 6'fsiXojAevov Iv tw 6avdcTw)^; elle était aussi un sacrifice (lepsTov xai 8u(xa)'*. Pour détruire la malédiction qui pesait sur nous, Jésus-Christ a pris sur lui la malédiction. Non qu'il soit devenu lui-même malédiction et péché : « non ; mais il a pris notre malédiction; il a porté nos péchés, et il les a portés dans son corps sur la croix ^ ». Des idées analogues se rencontrent dans saint Grégoire de Nysse^.

Il faut cependant exposer plus en détail cette conception d'après les auteurs qui la développent expressément. Saint Basile et saint Chrysostome mettent surtout en lumière, d'une part, la nécessité d'une expiation capable d'apaiser la justice divine et, d'autre part, l'impuissance de l'homme à iournir cette expiation. La raison qu'ils apportent de cette impuissance est que riiomme étant pécheur ne saurait être agréable à Dieu ni être lui-même une victime sainte et pure, propre à

1. Voir des échos de cette même théorie dans saint Grégoire de Nazianze {Orat. XXX, 6, 21), et saint Ciirysoslome (Homil. in ascens. D. N. J. C, 2, 3).

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