Or. de incarn., 9; C. arianos. II, fit
4. Or. de incarn., 9; cf. Ad EpiclfUim, 6; Ad Adelphium, 6. .*>. C. arianos. H, 47; cf. III, 33; Ad Ejàriel., 8.
6. C. Eunomium, V (P. G., XLV, C!I3). vi (col. 717J, VII (col. 800); De perftcla chrisliani forma (P. G., XLVI, 261); De occursu Domini (P G., XLYI, 1161, H6S); Antirrhehcus, 21.
apaiser sa justice et à elTacer les péchés du monde : « Il fallait, conclut saint Chrysostome, la mort du Seigneur pour nous sauver'. » Lui seul, ajoute saint Basile, pouvait « oiïrir à Dieu une expiation {è^i\<xt:y.oi) suffisante pour nous tous'^. »
Cette valeur d'expiation des actes et de la mort du Rédempteur, saint Cyrille de Jérusalem la tire surtout de la liberté de Jésus-Christ dans son sacrifice^, mais aussi de la dignité de sa personne, point de vue nouveau que nous n'avions pas jusqu'ici rencontré : « Il n'était pas petit celui qui est mort pour nous; ce n'était pas une victime sans raison, ni un homme ordinaire, ni même un ange, mais le Dieu fait homme. L'injustice des pécheurs n'était pas aussi grande que la justice de celui qui est mort pour nous ; nous n'avions pas péché autant que valait la justice de celui qui, pour nous, a livré son âme''. »
Nous ne pouvions donc pas nous sauver nous-mêmes, mais nous avons trouvé un sauveur, l'Homme-Dieu. Comment va-t-il accomplir ce salut? D'abord, en se substituant à nous. Comme un roi qui, voyant un brigand près de subir sa peine, envoie à la mort^ son fils unique et chéri, et transporte sur lui non seulement la mort mais la faute, ainsi Dieu fait pécheur et péché celui qui ne connaissait môme pas le péché, loin de lavoir commis. « Les hommes devaient être punis : Dieu ne les a pas punis; ils devaient périr : Dieu a donné son Fils à leur place («vt' exEÎvtov). » La comparaison et les paroles sont de saint Chrysostome', mais
I. In epist. ad Rom., Iiom. IV, 3 ; In epist. I ad Corinth., Iiom. XXXVHI, 8; In epist. ad Hebr., hom. V, \.