In epist. I ad Corinth., hom. xxiv
§ 7. — La pénitence ^ L'ordre. Le mariage.
Il est difficile de synthétiser en un corps complet la doctrine pénitentielle de l'Eglise grecque du iv" siècle, d'autant plus que les usages des églises particulières variaient ou ne nous sont qu'imparfaitement connus.
Dans les lettres festales de saint Athanase, les exhortations à la pénitence comme préparation aux fêtes pascales tiennent, ainsi qu'il est juste, une place importante, mais ne nous renseignent pas sur la façon pratique dont se faisait cette pénitence. Tout au plus peut-on citer la lettre xix, 8, dans laquelle le saint docteur presse les fidèles de se préparer à la communion de Pâques paenitente animo et confessione.
Les Cappadociens sont plus explicites. Saint Grégoire de Nazianze d'abord établit éloquemment, contre les novatiens, l'efficacité de la pénitence et la possibilité du pardon après le baptême^. Saint Grégoire de Nysse et surtout saint Basile précisent les choses. L'un et l'autre parlent de l'aveu qui doit être fait des fautes commises, au moins des fautes relativement graves, et dont saint Grégoire de Nysse essaie de donner une classification^. Cet aveu qui, en certaines circonstances du moins, est certainement secret'', se fait à l'évéque seul peut-être (îepeT) ^, ou, comme parle plus généralement saint Basile, à ceux à qui est confiée la dispensation des mystères de Dieu^. Les
i. Voir G. Rauschen, Eucharistie und Busssakramenl in den ersten sechs Jahrhunderten der Kirche, Freiburg ira Br., 1908.