II, 419 C; Carmina nisibena, XXXV
APHRAATE, SAINT EPHREM- 215
démon et à la mort leur proie, c'est-à-dire Adam et le genre humain ' .
En revanche, son ecclésiologie est ferme et bien développée. C'est toujours avec enthousiasme que saint Ephrem parle de l'Eglise. Elle est, pour lui, l'épouse du Christ, la maison de Dieu^, catholique et indéfectible', distributrice de la vérité et de la grâce*. Jésus- Christ lui a donné le pouvoir de lier et de délier au ciel et sur la terre. Qui la méprise est perdu; qui s'abrite en elle possède la vie^. Dans cette Eglise une hiérarchie existe composée d'évéques, de prêtres et de diacres® : ces directeurs de l'Église sont les successeurs des apôtres; ils ont reçu le don du Saint-Esprit'. Mais, à leur tête, il faut mettre saint Pierre, dont saint Ephrem exalte la primauté. Pierre est le fondement de l'iiglise, la source de la doctrine du Sauveur, le chef des disciples, l'héritier des trésors du Christ^; et encore le chef des apôtres, le gardien du troupeau, à qui les clefs ont été confiées ® : il est le principe du sacerdoce, de qui les prêtres reçoivent leur pouvoir de sanctification ^''.
Ce pouvoir de sanctification s'exerce surtout dans la collation des sacrements. Saint Ephrem n'a pas sur les sacrements en général de vues précises; mais il a parlé de quelques sacrements en particulier.
C'est dans son propre baptême que Jésus-Christ a ins-