Philastrics, De haeres
8. PuiLASTRius, De haeres., 84; Acgust., De haeresib., 70; Pastor, Libell,, anath. XVII.
XV. — La secte enseigne que les clercs et les moines peuvent, en dehors de leur mère, de leur sœur, de leur tante ou d'une très proche parente, retenir auprès d'eux des femmes étrangères et cohabiter avec elles.
XVI. — Le jeudi saint, contre la coutume de l'Église, les priscillianistes célèbrent, à l'heure de tierce, des messes pour les défunts, et rompent le jeûne.
XVIL — Enfin le XVIP anathématisme déclare que Priscillien a corrompu les Ecritures ; il interdit de lire et de défendre les traités que l'évêque Dictinius avait composés avant sa conversion, aussi bien que les écrits fabriqués par les hérétiques sous le pseudonyme des patriarches, prophètes et apôtres^.
A ces reproches du concile de Braga on peut en ajouter quelques autres, mentionnés par les auteurs du IV* et du V* siècle. On accusait encore les priscillianistes d'introduire dans l'interprétation des Ecritures un allégorisme outré 2, de mettre sur le même pied que les livres canoniques ou même de leur préférer des apocryphes sans autorité 3, de se servir d'une Memoria apostolorum qui expliquait l'évangile d'une façon particulière*. Saint Augustin cite quelques passages d'un Hymnus Domini^ ou cantique chanté par Notre-Seigneur après la scène, et dont les hérétiques faisaient grand cas^. Ils expliquaient l'origine de certains phénomènes naturels par des mythes étranges*. Saint Jérôme et Sulpice Sévère les accusent de pratiques infâmes '^. Enfin on leur reprochait de dissimuler leurs
1. Orose, Commonit; 2; August., Contra mendac, 5; De haeres., 70; Epist. ccxxxvn, 3.