AuGUST., Contra mendac
3. Philastrius, De haeres., 8'», 61 ; Augcst., De haeres., 70. M. Harnack Lehrb. der DG., H, 527) dit qu'il n'est pas prouve que le manichéisme ait réellement inQué sur le priscillianisme.
le canon ne contient pas tout ce qui est inspiré, que les apocryphes ou livres extra-canoniques ne doivent pas sans doute être mis entre toutes les mains, parce que les hérétiques les ont corrompus , mais qu'il s'y trouve de bons éléments dont il faut profiter (p. 46, 47, 56). Conformément à ces principes, M. Schepps regarde comme probable que, dans ses canons sur les épîtres de saint Paul, l'évêque d'Avila avait fait entrer l'épître aux Laodicéens, et qu'il comptait ainsi 15 épîtres de l'apôtre ' .
Un second reproche, plus grave, qui trouve quelque soutien dans les œuvres de Priscillien, est celui de sabellianisme. Outre qu'il insiste beaucoup sur l'unité de Dieu^, — ce qui en soi est fort correct, — on trouve chez lui deux ou trois formules inquiétantes au point de vue qui nous occupe : « Tu enim es deus qui... unus deus crederis, invisibilis in pâtre, visibilis in lîlio et unitus in opus duorum sanctus spiritus inveniris^. » Et encore, parlant de l'incarnation : « Invisibilis cernitur, innascibilis nascitur , incomprehensibilis adtinetur*. » Et enfin : « Unus deus trina potestate venerabilis, omnia et in omnibus Christus est sicut scribtum est : Abrahae dictae sunt repromissiones et semini eius : non dicit in seminibus tanquam in multis sed quasi in uno et semini tuo quod est Christus^. » Ce dernier passage, observe M. Kûnstle, paraît dénoter une sorte de panchristisme ^. Et cependant nous voyons Priscillien condamner le patripassianisme'^, et sa formule baptismale n'omet nullement, entre les noms des