De trinit., VI, 23-27 ; XII
3. De trinit., III, 23; cf. De synodis, 73-75. >. De trinit., IX, Si, 54, 51, 55, •'-T, 67.
5. De trinit., IV, 42, 40. Remarquer l'opposition des moU unio et •unitas. Hilaire emploie toujours le premier quand il parle des jiersonnes, le second quand il s'agit de la substance.
G. De synodis, 71, 67-69, 88.
qu'IIilaire entendait ôfjiooûaio; dans le sens d'6uoioû(Tio<;, et l'unité de substance du Père et du Fils d'une unité purement spécifique ^ C'est une erreur, et ce que nous venons de dire le montre assez'. Hilaire assurément a fréquenté le parti homoiousien, et n'a pas craint de s'unir à lui pour repousser les anoméens ; il s'est efforcé, dans l'intérêt de la paix et afin de le gagner, d'interpréter bénignement ses formules de foi, et de montrer qu'elles manquaient de logique plus que de vérité; mais il n'a pas hésité dans ses propres conclusions. Oui, à son avis, on peut admettre à la rigueur l'ôi/oioûffioç, puisque la parfaite ressemblance en Dieu entraîne l'unité de substance^; mais cette expression prête d'ailleurs à des ambiguïtés"*. Mieux vaut la formule nicéenne : elle marque plus clairement l'unité substantielle du Père et du Fils°.
La doctrine d'Hilaire se retrouve dans Phebadius, avec cette nuance, que le dernier n'ayant pas été en contact avec les Orientaux, reste davantage dans la rigueur latine : « Tenenda est igitur, ut diximus, régula quae Filium in Pâtre et Patrem in Filio confitetur; quae unam in duabus personis substantiam servans, dispositionem divinitatis agnoscit^. » Cette « dispositio divinitatis » vient de Tertullien. Mais voici qui est plus strict : « Pater et Filius etsi duae personae creduntur, ratione tamen et substantia unus sunt'^. » De
1. V. GuMMERus, Die homoûsianische Partei bis zum Tode des Konstantius, Leipzig, 1900.
2. On peut voir également De Irinit., VU, 41, où tout le raisonnement sur la circumincession supt)Ose évidemment lidenté numérique de la substance divine dans le Père et le Fils.
?.. De sytwdis, 72-77.
♦. De synodis, 89.
5. V. la réfutation de Gnmmerus par G. Rasneur, L'homoiousianisme dans ses rapports avec l'orthodoxie dans Revue d'histoire ecclésiastique, IV, p. 411 et suiv., 1903.