De filii divinit., 7, col
là l'ôjjLoouffioç énergiquement défendu'; delà l'éternité absolue du Fils, et le rejet de toute génération temporelle^; de là l'égalité parfaite du Père et du Fils : « Totum Patri ascribimus quod est Filius, et totum Filio quod Pater est 3. — Quid est enim Filius de eo quod Pater est? Alius idem*. » De là enfin cette conclusion que si le Verbe s'est manifesté dans les théophanies de l'Ancien Testament — comme l'auteur l'admet, — il ne s'y est cependant pas rendu visible dans sa substance; il l'était seulement par les formes extérieures qu'il avait momentanément revêtues^.
Zenon lui aussi a lu Tertullien; mais il n'a pas su toujours le corriger, et il en a reçu dans sa doctrine trinitaire des concepts que l'on est surpris de rencontrer encore dans la deuxième moitié du iv° siècle. Car l'évêque de Vérone proclame sans doute l'unité de substance du Père et du Fils : ils sont comme deux mers qu'emplit la même eau: le Père s'est reproduit dans le Fils tout en restant ce qu'il était 6; il proclame leur égalité « 0 sancta aequalilas ac sibi soli dignissima individuae deitatis... Deusin alio se inferior esse quemadmodum potest , quidquid enim uni ex duobus indiscrète in omnibus sibimet similantibus detraxeris, cui detraxeris nescis' »; mais quand il en vient à la naissance éternelle du Verbe, son langage se trouble : il reprend celui des apologistes sur le double état du Logos, d'abord dans le sein du Père et alors presque simple attribut delà divinité, puis proféré pour la