Adv. Arium, I, 20, col. 10j3 D; Hymn., ni, col. H
L\ THÉOLOGIE LATIiNE AU IV SIÈCLE. 267
consubstantiel au Père : « 'Ouoouffiov ergo et filius et pater, et semper ita, et ex aeterno et in aeternum^ ». Le Père et le Fils sont quelque chose d'un et de simple : « Unum ergo et simplex ista duo* ».
Cette conclusion est celle qui ressort de tout ce que Victoria nous dit des rapports du Fils avec le Père.
Le Fils est le terme de la volonté du Père, ou plutôt sa volonté en acte : « Pater ergo cuius est voluntas, filius autem voluntas est, et voluntas ipse est Xo'voç ». Toute volonté est enfant; le Xôyoq est donc Fils : « Omnis enim voluntas progenies est... Xôyoç ergo filius ». Et comme Dieu atteint tout par une volonté unique, il n'y a qu'un Fils. Et comme ce Fils procède par la volonté, il est « non a necessitate naturae sed voluntate magnitudinis Patris » : ce qui ne veut pas dire que cette génération est libre, mais qu'elle a pour principe la volonté^.
De même que le Fils est la volonté actuée du Père, aussi est-il le terme de sa connaissance, ou plutôt l'image par laquelle le Père se connaît lui-même : « Est autem lumini et spiritui imago... filius ergo in pâtre imago et forma et Xôyoç* ». De là il suit, d'un côté, que le Verbe est distinct du Père, comme l'image est distincte du sujet connaissant, mais d'un autre côté, qu'il lui est identique, parce qu'il le représente à lui-même. Il y a « alteritas nata » mais qui « cito in identitatem revenit^ ».
1. Adv. Arium, I, 34, col. 1067 C, 31; IV. 21, col. 1128; I, 1, col. 1039 D ; 1, 30 ; De générât. Verbi dinini, 1, col. 1019 D ; De ô{AOovi<TÎa) reciptendo, 2, col. 1138; Hymn., 1, col. 1U1 C.