De generatione Verbi div., 2, col. 1021 A
omnium universale, inflnitum interminatum, sed aliis omnibus, non sibi, et idcirco sine forma intellectu quodam audilur... Hoc illud est quod diximus vivcre vel vivit, illud infinitum, illud quod supra universalium omnium vivere, est ipsum esse, ipsum vivcre, non aut aliquid esse, aut aliquid vivere unde nec 6v. Certum enim etiam quiddam est iv, intelligibile, cognoscibile. Ergo si non ôv nec Xdyo;, Xôyo; enim definitus est et deflnitor '.
D'une manière générale donc, on peut dire que le Verbe, d'après Yictorin, est l'actuation de la puissance active qu'est le Père. Et ainsi, en un sens, il est vrai que le Verbe est inférieur au Père, parce qu'il le tire de sa transcendance et le rapproche du fini. parce que lui-même en reçoit la vie^. 11 lui est à la fois inférieur et égal : égal, car le Père a tout donné au Fils, sa substance et sa dignité; inférieur, car le Fils tient tout du Père comme de son principe ^. Le subordinatianisme enseigné par Victorin, on le voit, se rapporte non à la nature mais à la personne du Verbe : il est une conséquence de la condition de Fils.
Les controverses qui s'agitaient en Orient sur le Saint-Esprit ne pouvaient non plus laisser indifférents les écrivains latins du iv* siècle. On a de Niceta un traité De Spiritus sancti potentia, qui fait partie de ses Libelli instructionis, et de saint Ambroise un De Spiritu Sancto paru en 381. Quant à saint Jérôme, sollicité d'écrire sur le sujet, il préféra traduire — en le remaniant un peu — l'ouvrage de Didyme dont il a été question plus haut. De tous nos auteurs saint Hilaire est le seul qui — par ménagement pour les s.emi-ariens évidemment — ne nomme pas expressé-
\. Adv. Arium, IV, 19, col. HS7 B; et cf. IV, 23, col. 1129, 1130; III, 11. C-^l. 1107 AB.
3. A'iv. Arium, I, 42, col. 1073 A; In epist. ad Philipp., m. », coi. mi A B.