‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 197 sur 409 · Adv. Arium, I, 13. col. 104" C D · texte numérisé non relu

Adv. Arium, I, 13. col. 104" C D

ment le Saint-Esprit Dieu. Il n'en affirme pas moins que le Saint-Esprit n'est pas une créature, qu'il n'est pas étranger à la nature divine, qu'il est de la même substance que le Père et le Fils * . Phebadius 2, Zenon ', Faustin *, Niceta ^ et les autres tiennent plus expressément encore le même langage. Pour Victorin, s'il paraît quelquefois — par suite de l'imprécision du mot spiritus — confondre le Saint-Esprit avec le Fils, il l'en distingue cependant comme on distingue l'intelligence de la vie; comme on distingue la voix de la bouche qui l'émet ; il dit que le Fils et l'Esprit sont deux, encore qu'ils aient même essence entre eux et avec le Père : « Est enim Pater loquens silentium, Christus vox, Paracletus, vox vocis * ». « Vivere quidem Christus, intellegere Spiritus ' ». « Una substantia tribus a substantia Patris : ôjxoouffia ergo tria, hoc est simul oùcria... ergo ôfxoouaioi sunt, unam et eamdera substantiam habentes' ».

Reste la question de l'origine du Saint-Esprit. Depuis Tertullien, la doctrine de l'Occident comme celle de l'Orient en était restée à la formule : a Pâtre per fîlium. Mais on pouvait l'interpréter diversement, ou bien en ne voyant dans le Fils qu'un milieu par où la substance du Père est communiquée au Saint-Esprit, ou bien en faisant du Fils conjointement avec le Père un vrai principe actif producteur de l'Esprit-Saint. C'est à ce dernier sens que s'arrête la théologie latine. Elle y est amenée par le texte de saint Jean, xvi, 15 ;

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