‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 199 sur 409 · Ce Spir. Sancto, l · texte numérisé non relu

Ce Spir. Sancto, l

le Père produit le Fils et l'Esprit-Saint : « Unus motus utrumque in existentiam protulit » ; mais par ce mouvement le Père ayant donné au Fils tout ce qu'il a, — même de pouvoir se communiquer, — le Fils l'a donné à son tour à l'Esprit-Saint : « Et quia quae habet Pater filio dédit omnia, ideo et filius qui motus est, dédit omnia Spiritui sancto ' ». Et ainsi le Père reste toujours la source première; et il est vrai, en un sens, que ce n'est pas le Fils qui donne, mais le Père; mais cependant le Fils donne aussi, et produit comme principe subordonné : « Sicuti enim a gremio patris et in gremio filius, sic a ventre filii Spiritus^ ».

Le rôle du Saint-Esprit dans la vie intime de Dieu est d'être le lien des deux autres personnes. Cette pensée de Zenon de Vérone ^ est fortement inculquée par Victorin. L'Esprit-Saint est « patris et filii copula » : « Primo connectis duo, esque ipsa tertia complexio duorum ■• ». Avec lui la Trinité est complète. La formule latine qui en exprime le mystère est et reste celle de Tertullien : una substantia, très personae : « Très personas unius substantiae et unius divinitatis confîtentes ^ », personnes qui n'ont qu'une vertu, une opération, une volonté, un pouvoir comme elles n'ont qu'une substance ^. Saint Jérôme écarte, comme suspecte d'arianisme, la formule cappadocienne trois hypostases : le mot hypostase, à son sens, correspondant à essence '. En revanche, au mot per-

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