De synodis
2. L'une ell'autre sont imprimées à part dans P. G., XVin, 572 suiv., K48 suiv.
dit que le Fils connaît parfaitement le Père : Sicut novit me Pater et ego agnosco Patrem [loan. x, 15).
h'Epistula ad Alexandrum est plus complète : elle présente une réfutation en règle de l'arianisme et un exposé précis de la doctrine d'Alexandre. Voici cette doctrine.
Le Fils n'est pas ex nihilo; il n'est pas de la nature des choses faites et créées (4). Il n'y a pas eu de moment où il n'était pas : outs ^v ttots ote oùx ^v (4, 6) : le Père a toujours été Père ; ce serait le détruire que de supposer qu'il n'a pas toujours eu avec lui son Fils qui est sa splendeur et son image (7). Ils sont, le Fils et lui, inséparables [iXkr{K^^i^ i/Moiaxa. TCpay[ji.«Ta Suo) : on ne peut, même par la pensée, imaginer entre eux un intervalle quelconque (4). Le Fils est immuable, parfait dès le principe; il ne saurait progresser ni devenir meilleur ; à plus forte raison ne saurait-il faillir (7) ; car du reste il est fils par nature et non par adoption (8), image parfaite du Père (aTrapàXXaxxoç eîxcov). Qui honore le Fils honore le Père, et réciproquement (9).
Cependant, bien qu'étroitement unis, le Père et le Fils sont distincts : le Père seul est inengendré, àYs'wri- Toç, le Fils ne l'est pas (4). Les ariens en concluent que celui-ci est une créature; mais ils se trompent. Entre le Père inengendré et les créatures, il y a la nature du Fils unique engendrée de l'être même du Père, et par laquelle il fait sortir l'univers du néant : œç fAeaiTeuoyaa cpudi; [jLOVOYEV-^ç Si' -^ç xà oXa s^ oùx ovtoiv £TCOiyi(Tîv ô TraTvjp tou 0£ou Xoyou, 7] i\ auTOu tou ovtoç nraxpoç •^i.'^i\Tf\xoLi (11). Voilà ce que l'on peut dire : quant à percer le mystère de cette génération, il y faut renoncer (5).
Au n° 12, Alexandre donne un symbole de foi, vraisemblablement celui de son église expliqué et développé. Il y insiste sur la distinction du Père et du Fils. En nous servant des mots ^v, àst, Txpb aîtôvwv, pour quali-
lier l'existence du Fils, dit-il, nous ne voulons pas faire entendre qu'il est àYe'wYîToç : il ne l'est pas, et c'est en cela, mais en cela seulement qu'il est inférieur au Père : txovio TÔi àvEvvT^Tw XeiTroijiivov s'y.si'vou. Il faut conserver au Père sa dig-nité propre (oîxst'ov àçtojij.a) : il n'a pas de principe et n'est pas produit ; mais il faut aussi rendre au Fils l'honneur qui lui convient (Ty,v àpfxo'^oucrav Ti|xr^v).
Le sj-mboîe se termine par la confession de l'Esprit- Saint qui a inspiré les prophètes et les apôtres ; de l'Eglise, de la résurrection des morts, de l'incarnation de Jésus-Christ ex t9;î ôîoto'xou Maptaç, des principaux événements de sa vie, de sa mort et de son triomphe (12).
Cet exposé de la foi chrétienne sur la question soulevée par Arius ne manque, quoi qu'on en ait dit\ ni de netteté ni de force. Alexandre était très explicite sur la non-ci'éation, sur l'éternité, sur la divinité du Fils, ce qui était, en somme, tout l'objet du débat. Il marquait très exactement en quoi et dans quelle mesure on pouvait dire le Fils inférieur au Père (fj^ovw tÇ àY6vvT]Tw). Si rô[y.oQU(no; ne paraissait pas encore, I'Ik xî)? oùffiot; se rencontrait presque équivalemment dans la formule I; aOtou toû ovtoç irarpoç. Le mystère n'était sans doute pas expliqué, mais il était, en définitive, exactement formulé et présenté dans ses lignes principales. Ce n'était pas si peu de chose.
§ 2. — Le concile de Nicée-.
Le concile dont il a été question plus haut fut con-