‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 22 sur 409 · Harnack, Lehrb. der DG., ri · texte numérisé non relu

Harnack, Lehrb. der DG., ri

2. Sources : Avant tout le symbole, les canons et le décret synodal du concile. Puis Saint Athanase, surtout De decretis Nicaenae synodi (.y.3oi)etEpistula adAfros (v. 3o9) ; Eusèbe, Vita Constantini; Socrate, SozoMÈNE, Théodoret, Rufix dans leurs Histoires ecclésiastiques, et GÉ- LASE DE Cyzique dans son Histoire du concile de Nicée. —Travaux : les

voqué par Constantin' à Nicée, en Bithynie. Trois cent dix-huit évèques environ^ s'y réunirent, presque teus orientaux. Les occidentaux se réduisaient à Hosius de Cordoue, aux deux prêtres Vitus et Vincent, représentants du pape Sylvestre, à Cécilien de Garthage, Marc de Calabre et Domnus de Stridon. Après les deux patriarches, Alexandre d'Alexandrie et Eustathe d'Antioche, les évèques les plus en vue étaient le métropolitain de Césarée en Cappadoce, Leontius, et les deux Eusèbe de Nicomédie et de Césarée. Le diacre Athanase avait accompagné son évêque Alexandre.

Le concile dut s'ouvrir vers le milieu de juin pour se clôturer au milieu de juillet 325. Il ne fit probablement point rédiger de procès-verbaux de ses séances ; et ainsi les moyens nous manquent de suivre exactement le progrès de ses discussions. Nous ne pouvons que très sommairement en reconstituer la physionomie.

Des sortes de conférences préliminaires précédèrent, semble-t-il, les premières sessions de l'assemblée. Les partisans d'Arius s'y déclarèrent. Ils étaient, au témoignage de Rufin, dix-sept en tout^. Puis le concile fut solennellement ouvert par Constantin. Il est probable qu'Hosius le présida, assisté des deux prêtres Vitus et Vincent. Quoi qu'il en soit, les débats étant com-

mcmes que sur l'arianisme en général, et Hefele, Histoire des con ciles, 2« édit., iraduct. franc., tom. I, 1.

1. Le sixième concile général (680), dans sa dix-huitième session (Mansi, Coll. conc, t. XI, col. 601), a alfirmé que le concile de Nicée fut convoqué par Constantin et le pape Sylvestre agissant de concert. Ce témoignage est bien tardif. Les expressions de Kuûn {ex sacerdotum sententia, H. E., I, i) et de Sulpice Sévère {Hist. sacra, II, 53) font plutôt penser à des conseils que Constantin aurait pris d'Hosius ou

^d'Eusèbe de Nicomédie par exemple.

2. Ce chiffre, qui devint bientôt traditionnel, n'est qu'approximatif. Voir Eusèbe, Vila Constant., III, 8; Athanase, Hisloria arianorum, 66 Apologia contra arianos, 23, 23; De synodis, 43; De decretis, 3.

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