Et cf. In Lucam , II
4. De fide, V, 209, et généralement, Y, 193-22i; cf. In Lucam, VIII 84-36.
histoire: des dogmes. — ii. 17
progrès de Jésus en sagesse et en grâce, et met sur le compte de sa divinité qu'il ait su discerner déjà le bien du mal. Il écrit dans son Dialogue contre les pèlagiens, II, 4, que le Sauveur ignorait le jour et l'heure du jugement, et s'il ajoute, dans son commentaire sur saint Matthieu xxiv, 36 (cf. xxviii, 20), que cette ignorance était économique, c'est pour autant que l'on voudrait l'attribuer au Verbe en Jésus-Christ.
Ces divergences d'opinion montrent bien que, sur la question qui vient de nous occuper, la théologie latine du iv^ siècle n'était pas complètement fixée. Avant de passer au problème capital de l'existence et du mode d'union des deux natures en Jésus-Christ, dissipons encore une obscurité de la christologie de saint Hilaire. Le saint docteur suppose manifestement que pendant le triduum mords le Verbe est resté uni au corps et à l'âme du Rédempteur ' , et il aime à représenter la résurrection comme une nouvelle naissance que le Père donne à son Fils^. Jusqu'ici tout est bien; mais si nous en croyons Baur, saint Hilaire aurait de plus enseigné que, dans la glorification de Jésus, l'humanité du Sauveur s'est évanouie et s'est trouvée absorbée dans la divinité. On peut invoquer! en faveur de cette opinion le De trinitate^ ix, 38 et 41| et XI, 40 qui sont en effet très forts. On ne saurait] toutefois en tirer la conclusion que l'on prétend. Saini Hilaire déclare que le Verbe est remonté au ciel aveci cette humanité qu'il avait prise : « hominem quem as-j sumpserat reportavit^ » ; qu'il reviendra au jour duj jugement avec cette humanité suspendue à la croix etj glorifiée au Thabor-*. Seulement, cette humanité sera