‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 235 sur 409 · JÉRÔME, Dialog. contra luciferianos · texte numérisé non relu

JÉRÔME, Dialog. contra luciferianos

a. ZÉNO>i, Tract. I, 13, 41 ; SiRicius, Epist. I, 3.

3. Hii.AiRE, In psalm. LXIII, 11; LXVII, 30; LXV, 11; In Matth., II, 6; X, 24; VicTORiN, In epist. ad Galal., HI, 27, col. 1173 B; IV, 19, col. H8t B; ZENON, Tract. I, 12, 4; I, 13, 11 ; II, 14, 4; II, 27, 3; 40; 50; 63; PaciEN, Sermo de baptismo, 3, 6; Ambroise, In psalm. CXVIII, sermo 1, *7; De Gain et Abel, H, 10; De interpellât. lob, II, 36; De sacramentis, lil, 1, 2; JÉRÔME, Dialog. contra luciferianos, 6; Niceta, De symbole, 10.

onction d'huile sur la tête (onction verticale), puis se présentait à l'évêque qui lui imposait la main en invoquant l'Esprit septiforme. Au iv* siècle, l'usage s'introduisit à Rome — plus tard dans les Églises de rite gallican — d'ajouter à cette imposition de la main un signe de croix fait au front avec le pouce trempé dans le saint chrême ^ Le résultat de cette cérémonie était de parfaire le chrétien « quia post fontem superest ut perfectio fiât », de faire descendre en lui l'Esprit- Saint, de lui imprimer une marque, un caractère, a. spiritale signaculum », « signaculum quofides pleno fulgeat sacramento^ ». Mais précisément, parce que ces effets se rapprochaient sensiblement de ceux du baptême, saint Jérôme trouvait difficile de justifier la nécessité et l'existence même de la confirmation. Car le Saint-Esprit était certainement conféré par le baptême, puisque les péchés ne pouvaient, dans le baptême, être remis que par le Saint-Esprit. Dès lors, pourquoi cette nouvelle invocation du Saint-Esprit par l'évêque? Saint Jérôme ne savait trop que répondre. Il alléguait que cette cérémonie devait rappeler la descente du Saint-Esprit sur les apôtres après l'ascension, et que l'utilité de mettre en relief l'épiscopat plus que sa nécessité en autorisait l'usage (ad honorem potius sacerdotii quam ad legem necessitatis) '. Mais au fond ses idées étaient confuses : il ne distinguait pas l'action sanctificatrice générale des sacrements, œuvre rapportée au Saint-Esprit, de la communication spéciale de la personne divine, fruit de la confirmation'*.

i. V. Galtier, La consignation à Carthage et à Rome, dans Recherches de science religieuse, juillet, 19H; La consignation dans les Eglises d'Occident, dans Revue d'Hist. ecclés., janvier ■1912.

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