‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 243 sur 409 · De paenitentia, n, 95; cf. 104; In psalm. XLIir · texte numérisé non relu

De paenitentia, n, 95; cf. 104; In psalm. XLIir

2. In psalm. CXXXVII, 2, 3; CXXXV, 3; CXVlir, litt. Ifl, 19; CXXV, iO. S. Tract. U, 39; U, 40.

plicite. C'est dans saint Ambroise ot saint Jérôme qu'il faut chercher des détails plus complets.

En maint endroit de ses écrits, l'évêque de Milan a parlé d'une façon générale de confession des péchés'. Il a encore en vue cette confession à Dieu au De paenitentia, ii, 5, 53, 66. Mais au De paenitenlia, ii, 91, il parle évidemment d'un aveu fait à un homme, et qui doit occasionner de la honte : « An quisquam ferat ut enibescas Deum rogare qui non erubescis rogare liominem? Et pudeat te Deo supplicare quem non lates, cum te non pudeat peccata tua homini, quem lateas, confiteri? » L'ensemble du texte du même traité, ii, 73, donne bien l'impression que cet homme qui reçoit l'aveu est l'évêque : « Ac primum da (Domine) ut condolere norim peccantibus affectu intimo... sed quotiescumque peccatum alicuius lapsi exponitur, compatiar : nec superbe increpem, sed lugeam et defleam. » Sans doute le mot exponitur ne désigne pas nécessairement une confession proprement dite. On peut cependant l'éclairer par ce passage de la vie de saint Ambroise écrite par Paulin, son contemporain et, semble-t-il, son secrétaire : « Erat etiam (Ambrosius) gaudens cum gaudentibus, et flens cum flentibus; siquidem quotiescumque iili aliquis, ob percipiendam paenitentiam, lapsus suos confessus esset, ita flebat, ut et illum flere compelleret; videbatur enim sibi cum iacente iacere. Causas autem criminum quae illi confitebatur, nulli nisi Domino soli, apud quem intercedebat, loquebatur; bonum relinquens exemplum posteris saccrdotibus, ut intercessores apud Deum raagis sint quara accusatores apud homines^ ». Ce témoignage nous apprend trois choses : d'abord que l'évêque de Milan

Page 1