Vita sancti Ambroiit, 39 (P. L., XIV, col
recevait lui-même la confession des pénitents ; puis que cette confession était détaillée ; enfin qu'elle était secrète. Saint Ambroise confirme lui-même ce dernier point quand il observe que plusieurs, après avoir demandé la pénitence par crainte des supplices futurs, « publicae supplicationis revocantur pudore^ ». Ils ont été effrayés, non par l'aveu nécessaire pour déterminer cette publica supplication et qui devait être secret, mais par la publicité de l'expiation qui leur avait été imposée. D'autre part, Ambroise suppose que les « occulta crimina » sont aussi l'objet de la confession 2. Nous trouvons donc chez lui la confession détaillée et secrète des péchés plus graves même occultes faite à l'évêque, discipline milanaise du iv* siècle qui prélude singulièrement à celle du moyen âge. Saint Jérôme en confirme l'existence surtout en ce qui concerne l'accusation détaillée faite aux évêques et aux prêtres. Il incombe au confesseur, « cum peccatorum audierit varietates », de décider qui doit être lié, et qui délié "*. L'aveu des péchés était suivi de l'exomologèse ou pénitence proprement dite. Zenon ne fait que la signaler^*; saint Pacien, saint Ambroise, saint Jérôme en donnent des descriptions qui rappellent celle de Tertullien. Le pénitent, se tenant hors de l'église, saisit les mains des pauvres, implore les veuves, se jette aux genoux des prêtres, pour demander les prières de la communauté ; il renonce aux relations du siècle, abrège son sommeil, l'interrompt par ses prières et par ses larmes, se couvre de cendres, en un mot vit comme s'il était mort au monde ^. Par ces œuvres, le pénitent