‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 248 sur 409 · CI. Ambrosuster, In Epist. I ad Timolh., III · texte numérisé non relu

CI. Ambrosuster, In Epist. I ad Timolh., III

8. V. DiXHESHE, Origines du culte chrétien, p. 339. Il ne faut pas tenir compte en effet des Statula ecclesiae antiqua, mentionnés souvent sous le nom de IV= concile de Carthage ^Denzinger, Enchi7idion,'M-îi»), et qui sont une compilation gallicane du commencement du vi« siècle.

déjà, l'imposition des mains accompagnée d'une prière ^ . On était d'ailleurs d'accord sur la supériorité iure divino du presbytérat sur le diaconat et de Tépiscopat sur le presbytérat. Relativement à ce dernier point cependant, saint Jérôme a soutenu une opinion différente. Se fondant sur les passages du Nouveau Testament qui identifient les épiscopes et les presbytres, et sur certains usages de l'église d'Alexandrie, il a pensé que les évéques étaient supérieurs aux simples prêtres « magis consuetudine quam dispositionis dominicae veritate », et que la nécessité seule de prévenir des schismes possibles avait provoqué la décision générale (in toto orbe decretum est) d'après laquelle un seul membre élu du preshyterium gouvernerait désormais et la communauté et ses anciens collègues 2. Il est bon d'observer que cette décision générale est inconnue, et que l'opinion de saint Jérôme est restée complètement isolée.

Contre les manichéens, les Pères latins du iv" siècle enseignent la bonté morale du mariage. Ils permettent les secondes noces et même les troisièmes^, mais ils leur sont généralement peu favorables. Zenon déclare que les secondes noces sont « prope sanae », et saint Jérôme ne les autorise qu'à cause du mai de l'incontinence"*. La bénédiction nuptiale n'était pas donnée aux veuves qui se remariaient^.

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