‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 247 sur 409 · P. L., XX, 559 et suiv · texte numérisé non relu

P. L., XX, 559 et suiv

[quia genus est sacramenti), et qu'on leur refuse en général les sacrements.

On sait par la lettre du pape Corneille à Fabius d'Antioche en 251, que, depuis longtemps au iv* siècle, l'Eglise de Rome et en général les églises d'Occident comptaient huit degrés dans la hiérarchie ecclésiastique : les degrés d'évéque, de prêtre, de diacre, de sous-diacre, d'acolythe, de lecteur, d'exorciste et de portier ', les cinq derniers étant au fond des dédoublements du diaconat. Mais l'Ambrosiaster se rendait compte que cette division rigoureuse des fonctions ne correspondait pas exactement avec ce qui s'était passé à l'origine de l'Eglise, et malgré son désir de la retrouver dans le texte de VEpHre aux Ephésiens, iv, 11, 12, il convenait qu'il y fallait quelque bonne volonté^. D'autre part, les papes Damase probablement^, Sirice^, Innocent^ et Zosime^ ont donné des règles précises pour l'admission aux ordres moindres et l'accès aux plus élevés. Entre autres règles, les clercs doivent ne s'être mariés qu'une fois, et avec une vierge. A partir du diaconat, ils doivent garder la chasteté'^. Sur la cérémonie de l'ordination des ministres inférieurs, nous ne trouvons rien^; celle des évoques, prêtres et diacres comprenait, nous le savons

1. Cf. JÉRÔME, In Epist. ad Titum, 11,15. ?. In Epist. ad Ephes., IV, 11, 1-2.

3. Dans les Canones synodi romanorum ad Galles episcopos (P. £,., XIII, 1181 suiv.) qui sont très probablement une lettre décrétale du pape Damase. V. Cu. Babct, La plus ancienne décrétale, Paris, 190t.

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