Inisaiam, XXIV
a. Epist. CXXIV, 7; In epist. ad Ephesios, V, 6; cf. In Isaiam, LXVI, S4.
3. De bono mortis, 7; De e.rcessu fratris, I, 70. *. De excessu fratris, U, 3.
la colère de Dieu qu'elles savent devoir les châtier* De ces âmes toutefois un certain nombre sont dès maintenant entrées dans le paradis. Le saint docteur le dit formellement de saint Jean l'évangéliste Un paradiso est, nec separatur a Christo)\ et il faut étendre — comme le faisaient généralement les anciens ecrivams — ce privilège aux patriarches, aux prophètes, aux apôtres et aux martyrs des deux Testaments même à quelques personnages du Nouveau qui ne rentrent pas dans ces catégories 3.
Cet état de choses durera jusqu'à la fin du monde. Bien que saint Ambroise déclare en général que l'époque précise de cette fin nous est inconnue, il la croit personnellement prochaine ^ Elle sera signalée par des jours d'impiété et d'iniquité : l'antéchrist, distinct du diable — d'ailleurs son instrument — apparaîtra qui fera triompher l'erreur ^ Mais alors aussi, Jésus- Lhrist viendra sur les nuées, et les morts ressusciteront . Saint Ambroise distingue nettement deux résurrections qu'il suppose séparées par un intervalle 7- on n'en saurait conclure cependant qu'il est millénariste. De ces deux résurrections, la seconde n'est peutêtre que métaphorique : elle désigne l'entrée dans le ciel après l'épreuve, de ceux qui auront été purifiés de leurs fautes. La résurrection implique l'identité du sujet qui est mort et qui regoit une vie nouvelle [nisi forte ne alius resuscitatus pro alio videretur)^- elle emporte aussi dans le corps des justes une transfor-
i. De bono mortis, 45-48.