‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 28 sur 409 · Fragm. 121 (108), 67 (60), 60 (34), etc · texte numérisé non relu

Fragm. 121 (108), 67 (60), 60 (34), etc

la chair » qui appartient au Sauveur, la divinité paraît s'être étendue par la seule opération (ÈvepYei'of ^ OcÔTr,? (xôv/) TtXaTÛvEffôai Soiteî), de sorte que la monade est vraiment et avec raison indivisible ' , » Le principe de l'activité en Jésus-Christ est dans cette èvipysia divine : c'est elle qui meut la chair et lui fait opérer ce que raconte l'évangile^.

Par cette union, le Verbe, de Verbe simplement qu'il était, devient Fils. Il n'y a pas quatre cents ans accomplis, disait Marcel, que le Verbe est devenu Fils de Dieu, premier-né des créatures et roi 3. En lui toute la création était récapitulée (àvaxe'paXaiwaaffôai)'', et l'homme pécheur, dont la nature se trouvait ainsi unie au Verbe, devenait à son tour, par cette affinité, fils adoptif de Dieu, incorruptible et immortel ^. C'est pour cela que le Verbe avait pris chair. Marcel hésitait toutefois à accorder à la chair prise par le Verbe une existence et une union avec lui indéfinies. En soi, disait-il, la chair ne saurait convenir à Dieu, et encore que par la résurrection elle ait acquis l'immortalité, elle n'est pas pour autant devenue plus digne de Dieu, lequel est au-dessus de l'immortalité. On peut donc croire que, après la parousie, le Verbe se dépouillera de son humanité et rentrera en Dieu comme il y était avant la création (d'après I Corinth., xv, 28), Que deviendra cette humanité? Nous l'ignorons, puisque l'Ecriture ne le dit pas^.

Quant au Saint-Esprit, dont l'action constituait une troisième économie, Marcel en traitait sensiblement comme du Verbe. Jusqu'au moment de l'insufflatioTi

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