Fragm
LES HÉHÉSIES TRINITAIRES DU IV SIKCI.i:. 41
sur les apôtres [loan., xx, 22), le Saint-Esprit était contenu dans le Verbe et le Père^ Mais, à ce moment, il se faisait, comme parle Théodoret^, une extension de l'extension (TrapsxTaaiç t^ç TrapEx-âffeto;), et la monade
se dilatait en trinité (t) (Aovài; cpat'vsTai TCXaTUvou.év7) eî; Tptx5a)3. Le Saint-Esprit vient d'ailleurs du Père et du Fils, car autrement on n'expliquerait pas comment saint Jean a pu dire (xv, 26; xvi, 14, 15) que le Saint- Esprit procède du Père et reçoit du Fils '.
Telle était, dans ses grandes lignes, la doctrine de Marcel. Nous sommes moins bien renseignés sur celle de son disciple Photin, évoque de Sirmium^, que nous voyons condamné avec lui par les eusébiens dès 344, et séparément par les orthodoxes dès 345. D'après Photin, Dieu est une seule hypostase; mais il a en lui sa raison; il est XoyoTtâTwp*'. En tant qu'intérieure, cette raison est èv5iâ6£Toç; en tant qu'agissante, elle devient Trpoflpopixo'î, et celte prolation constitue en Dieu une première extension (TtXaiuaao'i;)^. Le Saint-Esprit en est une seconde.
Par l'incarnation, le Verbe devient Fils. A en croire saint Epiphane^, Photin aurait présenté l'incarnation comme une conversion du Verbe en la chair (et; capxa jx£ra6£6Xr,5xévov), mais c'est une erreur de l'évêque de Constantia. Photin regardait Jésus, né miraculeusement de la Vierge et du Saint-Esprit, simplement
i, Fragm. 70 (01),