De Genesi ad lit t., V
6. De Genesi ad lilt., IV. -26\ Confess., XIII, 2-5. Quant à la façon dont le monde a été créé et orRanisé, on sait que saint Augustin n'a vu dans les six jours de la Genèse qu'un plan subjectif suivi par l'écrivain sacré pour ordonner son récit. Tous les êtres, en réalité, ont été créés simultanément {De Genesi ad litt., IV, 51-56).
nécessaire, puisque la vertu de Dieu est la cause de leur subsistance et que sans elle ces êtres retomberaient dans le néant * ; conservation qui est vraiment une création continue et permanente , puisqu'elle a pour objet et pour terme l'existence même des créatures^.
Un point cependant embarrassa longtemps saint Augustin relativement à la création : c'était le problème du mal : « Quaerebam unde malum, et non erat exitus^ ». Le manichéisme avait résolu la difficulté par le dualisme, en assignant au mal soit physique soit moral un premier principe mauvais, distinct de Dieu, auteur du bien. Cette solution avait d'abord séduit Augustin, qui fut près de dix ans manichéen. Plus tard il la combattit vigoureusement. Il montra quelle contradiction c'était d'admettre un être positif mauvais par essence, et tel surtout que le concevaient les manichéens ; quelles absurdités supposait aussi la prétendue lutte des deux principes telle que la secte la racontait ■*.
Mais il ne suffisait pas de réfuter l'erreur, il fallait soi-même apporter une solution au problème. L'évêque d'Hippone le fit en empruntant aux Grecs l'idée que le mal n'est qu'un défaut, une négation du bien : « Nihil aliud est (malum) quam corruptio vel modi, vel speciei, vel ordinis naturalisa », La nature, toute nature est bonne en tant que nature; son mal consiste à éprouver une diminution de son bien : « Non ergo mala est in quantum natura est ulla natura; sed cuique naturae non est malum nisi minui bono^ ». Le mal