De divers, quaestion. LXXXni, qu. LXXIX
k. De trinit., HI, 13; De civil. Dei, II, 23, 2.
5. Travaux : H. Huhxer, Augustins Anschauung von der ErlOsungsbedeutung Christi, Heidelberg, 1890. 0. Scheel, Die Anschauung Augustins ûber Chrisli Personund Werk, Leipzig, 1001. J. Gottscuick, Augustins Anschauung von der Erlôserwirkungen Christi, dans Zeitschrift fur Théologie und Kirche, t. XI, 1901. G. vas Crombrugche, La doctrine christologique et sotériologique de saint Augustin, et ses rapports avec le néoplatonisme, dans la Revue dChistoire ecclésiastique, t. V, 1901. J. IliviÈRE, Le dogme de la Rédemption, cliap. XV, XXn, Paris, 1908. Ph. Friedrich, Die Mariologie des M. Augustinus, Kfiln, 1907.
nous ayant été apportée par une femme, une femme aussi nous donnât la vie'. Ce corps est l'œuvre de la Trinité tout entière, puisque c'est une œuvre ad extra, mais on en attribue la formation spécialement à l'Esprit-Saint, sans que l'on puisse dire pour cela, en aucune façon, que Jésus-Christ est le fils du Saint- Esprit^. Les éléments, en tout cas, en viennent de la Vierge, vierge en concevant, vierge en enfantant, vierge toujours : « Concipiens virgo, pariens virgo, virgo gravida, virgo fêta, virgo perpétua ^ ».
Sur l'existence en Jésus-Christ d'une âme raisonnable, le saint docteur n'est pas moins formel contre Apollinaire : « Erat enim in Christo anima humana, tota anima, non irrationale tantum animae, sed etiam rationale quod mens dicitur'' ». Cette âme raisonnable a précisément été le lien entre le Verbe et la chair ^. Mais l'évêque d'Hippone ne se prononce pas absolument sur son mode d'origine. On sait que, d'une manière générale, il hésitait, sur la question de l'origine des âmes, entre le traducianisme et le créatianisme. Pour celle de Jésus-Christ, il remarque que l'on ne peut se prononcer pour sa provenance ex iraduce qu'à la condition que cette provenance n'entraîne pas en elle la souillure originelle, et il admet personnellement que cette âme a été créée : néanmoins il ne veut pas imposer son opinion^.
Quant à la science humaine de Jésus-Christ, notre auteur enseigne définitivement, comme l'Occident le
1. De agone christ ianOj iO, 24; Contra Faustum, XXVI, 7; Sermo CXC, 2.