‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 298 sur 409 · De trinit., IV, 17; Sermo CXXXIV, K · texte numérisé non relu

De trinit., IV, 17; Sermo CXXXIV, K

9. Enarr. in psalm. LXIV, 6; De natura et gratia, 2; Enchiridion, XXXIII, XLI.

la théorie stricte des droits du démon, saint Augustin ne l'admet pas'. Il dit formellement en effet que ce droit du démon sur nous était une concession de Dieu, et que notre délivrance même parla force et sans rançon payée eût été juste-. Mais il reproduit l'explication de l'abus du pouvoir prise de saint Ambroise. En conséquence du péché d'Adam, et par la permission de Dieu, le genre humain tout entier a été soumis au démon. Or, il est arrivé que le démon a fait mourir celuilà même sur qui il n'avait aucun pouvoir, puisque Jésus était sans péché. Cet abus a été puni par le retrait de l'empire que le diable exerçait sur ceux qu'il avait jusqu'alors tenus captifs et qui croient en Jésus- Christ. Ainsi, c'est dans toutes les règles de la justice, et non précisément par la puissance de Dieu et de Jésus-Christ, que le démon a été vaincu et dépouillé^. L'évéque d'Hippone aOTirme que cette rédemption est, en principe, universelle pour les hommes, bien que ceux-là seuls y participent en fait qui veulent en profiter : « Sanguis Domini tui, si vis, datus est pro te; si noiueris esse, non est datus pro te... Semel dedit, et pro omnibus dedit^. » Mais Jésus-Christ n'est pas mort pour les anges. Sa mort est seulement utile aux bons anges, en ce qu'elle a rétabli entre eux et les hommes la paix que le péché avait troublée, et qu'elle a préparé des élus qui combleront les vides qu'avait produits dans le ciel la rébellion de Lucifer et des siens'.

i. U y conrorme cependant au moins une fois son langage, De triniL^ XIII. 19.

a. De irinit., XIII, 18.

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