‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 304 sur 409 · Epist. LUI, 2; et cf. Epist. XLIV, 3; XLIX. i · texte numérisé non relu

Epist. LUI, 2; et cf. Epist. XLIV, 3; XLIX. i

G. De baptismo, IV, 24; VII, 87; Sermo lAXl, 30; CCIAVIIl, 2. V. G. UoMF.is, Bas Heil der Christen ausserli. des waltr. Kirche nach. August., raderborn, 1908.

du monde : elle ne saurait périr ni succomber aux attaques du démon ^ Il la proclame infaillible dans ses enseignements : c'est une conséquence de son union avec Jésus-Christ et de son apostolicité^.

De ce magistère doctrinal de l'Eglise notre auteur connaissait, comme nous, deux organes plus importants, Tévêque de Rome et les conciles. Qu'a-t-il pensé de leur autorité?

A la suite de saint Cyprien, saint Augustin voit dans Pierre le représentant de l'unité de l'Eglise et du collège apostolique, mais il voit aussi l'apôtre qui a reçu la primauté : « propter primatum quem in discipulos habuit^ ». Aussi l'Eglise romaine, qui est le siège de Pierre « cui pascendas oves suas post resurrectionem Dominus commendavit'' », est-elle l'Eglise « in qua semper apostolicae cathedrae viguit principatus'*. » Par la communion avec elle on se rattache aux apôtres, et l'on se trouve dans la vraie Jbglise^.

Le saint docteur admet que l'on peut de son jugement à lui, Augustin, interjeter appel au siège de Rome'. Mais accorde-t-il au pape une autorité doctrinale infaillible et souveraine? C'est une question à laquelle il est impossible de répondre d'une façon ferme. Les passages que l'on a invoqués pour le nier ne sont nullement décisifs^. Ceux que l'on allègue pour l'afTir-

1. Contra litter. Petiliani, III, 43; Sermo XLVI, 33; De civit. Dei^ XX, 8, 1.

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