‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 303 sur 409 · De baptiimo, V · texte numérisé non relu

De baptiimo, V

tum et Ecclesiam toto orbe difîusam'. » Le donatisme confiné en Afrique n'a pas cette catholicité^ ; les autres sectes ne l'ont pas non plus; car, à les considérer toutes ensemble, on trouvera sans doute qu'elles sont, comme la vraie Église, répandues par toute la terre, mais elles ne sont pas pour cela catholiques, parce qu'elles ne font pas corps, et que chacune d'elles n'existe qu'en un lieu déterminé^.

Enfin la vraie Eglise doit être apostolique, en ce sens que ses pasteurs et ses évoques doivent être les successeurs des apôtres : « Genuerunt te apostoli ; ipsi missi sunt, ipsi praedicaverunt, ipsi patres... Patres missi sunt apostoli, pro apostolis filii nati sunt tibi, constituti sunt episcopi... Non ergo te putes desertam, quia non vides Petrum, quia non vides illos per quos nata es : de proie tua tibi crevitpaternitas^. » Et pour prouver que les catholiques possèdent bien cette apostolicité, saint Augustin, comme saint Irénée, refait la liste des évêques de Rome jusqu'à Anastase, avec qui ces catholiques sont en communion^.

Cette discussion termiiiait avec les donatistes la controverse sur la vraie Église. Mais saint Augustin ne s'arrête pas là. Cette Église, il déclare qu'il est nécessaire de lui appartenir pour être sauvé : après saint Cyprien, il répète : « Salus extra Ecclesiam non est. » Hors de l'Église les moyens de sanctification, le baptême, le martyre même ne servent de rien, le Saint-Esprit n'est pas communiqué*^. Cette Église, il la proclame encore indéfectible et stable jusqu'à la fin

i. Sermo XLVI, 33; Epist. XLIX, 2, 3; LII, 1, 2; CLXXXV, S. 9. Contra litler. Petiliani, H, 90; Epist. XCIII, ^.

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