Epist. LIV
de la Nouvelle Loi, on comprend que saint Augustin n'ait pas songé à le fixer. Cependant, si l'on excepte la pénitence et l'extréme-onction, on trouve chez lui désignés par le mot de sacrement tous les rites que nous connaissons sous ce nom : le baptême, la confirmation et l'eucharistie ^ l'ordination, qui est comparée au baptême^, et enfin le mariage '. Mais le baptême et l'eucharistie sont les sacrements principaux, parce qu'ils sont ceux de l'initiation chrétienne et sortirent du côté ouvert du Rédempteur : « Inde sacramenta manarunt quibus credentes initiantur* ».
Les sacrements ont pour but général de relier entre eux par des signes sensibles les membres de la communauté religieuse^. Ceux de l'ancienne Loi avaient de plus celui d'annoncer le Christ : « praenuntiativa erant Christi venturi^ ». Ils différaient d'ailleurs de ceux de la Nouvelle en ce qu'ils étaient nombreux, onéreux, et d'efficacité moindre, ceux de l'Eglise de Jésus-Christ étant « virtute maiora, utilitate meliora, actu faciliora, numéro pauciora^». Parmi les premiers, le saint docteur distingue la circoncision qui pour les anciens tenait lieu de baptême^.
Plusieurs des points de la doctrine résumée jusqu'ici ont été fixés par l'évêque d'Hippone à l'occasion de la controverse donatiste. Cette controverse cependant avait un objet spécial qu'il faut maintenant aborder. Saint Gyprien et les rebaptisants avaient requis dans le ministre du sacrement, pour la validité de ce