‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 317 sur 409 · De baplismo, I · texte numérisé non relu

De baplismo, I

2. lus dandi {baptismum) : saint Augustin désigne souvent ainsi le pouvoir d'ordre.

3. Contra epist. Parmeniani, II, 28 ; cf. Epist. CLXXiH, 3 ; CLXXXV, 23 ; De bono eoniugali, 32.

4. Contra epist. Parmeniani, U, 29; Epist. CLXXni, 3; CLXXXV, 23.

les siens, mais ceux de Dieu, ceux de l'Église, et son état moral ne fait pas que ce qu'il confère ne soit pas le don de Dieu, le don de l'Eglise : « Qui autem solo sacramento sacerdos est... quamvis ipse non sit verax, quod dat tamenverum est si non det suum sed Dei'. » Ce ministre indigne n'est pas ministre principal du sacrement; il nest qu'un instrument dont se sert Jésus-Christ : c'est Jésus-Christ qui, en réalité, baptise par les mains de Pierre, de Paul ou de Judas- ; et l'indignité de l'instrument ne saurait paralyser son action. Bref, la validité des rites sacramentels ne dépend pas de l'état moral du ministre humain, de sa foi ou de son état de grâce.

Si leur validité n"en dépend pas, leur efficacité en dépendrait-elle? 11 y a ici, dans les réponses de saint Augustin, des nuances à remarquer. Il affirme sans hésiter que tout sacrement reçu dans la vraie Eglise par un sujet bien disposé produit en lui tout son effet quel que soit l'état de péché et de perversité du ministre qui le confère 3 : la plus grande sainteté ou indignité du ministre n'influe pas sur l'étendue de la grâce reçue, toujours par cette raison qu'il n'est qu'un instrument entre les mains du Christ : « lllud quod dictum est unum est, nec impar propter impares ministros, sed par et aequale propter Hic est qui baptizat*. » Saint Augustin maintient cette même réponse dans le cas où un mourant bien disposé reçoit le baptême de la main d'un hérétique» c'est-à-dire en dehors de l'Eglise : son baptême lui remet ses péchés^. Mais notre auteur

t. Contra litter. Petiliani, U, 69; Contra Cresconium, H, 12.

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