De baptismo, VI, 7; VU
nest plus aussi affirmatif lorsque le cas d'extrême nécessité n'existant pas, un catéchumène de bonne foi se fait baptiser dans l'Eglise schismatique : il le considère comme « blessé, et gravement par le sacrilège du schisme' ». L'évêque d'Hippone est ici impressionné par la doctrine de saint Cyprien, doctrine qu'il a faite sienne, sur l'Eglise organe unique de la sanctification et unique lieu de salut et de rémission des péchés. Le baptême des schismatiques est au fond celui de l'Eglise, et ainsi le baptême vrai ne se trouve pas que dans l'Eglise, mais en elle seule il se trouve d'une façon efficace pour le salut : « nec in qua sola (Ecclesia) unus baptismus habetur, sed in qua sola unus baptismus salubriter habetur^ ».
Cette dernière hésitation de saint Augustin n'empêche pas qu'il ne regarde très nettement dans l'ensemble la validité et l'efficacité des sacrements comme indépendantes des dispositions du ministre qui les confère. En est-il de même des dispositions du sujet qui les reçoit?
Sans aucun doute, en ce qui regarde la validité : « Nihil interest ad baptismi sanctitatem quanto quisque peior id habeat, et quanto peior id tradat; potest tamen tradere separatus, sicut potest habere separatus, sed quam perniciose habere tam perniciose tradere^. » Le même principe vaut pour l'ordination*. Mais naturellement, l'effet de grâce n'est produit qu'autant que le sujet est bien disposé. Que si le sujet d'abord impénitent ou schismatique se convertit plus tard et rentre dans l'unité, alors le sacrement^ dont la vertu