‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 329 sur 409 · De trinit., HI · texte numérisé non relu

De trinit., HI

*. Sermo CCXXVII.

struenda, panis est corpus Christi, calix sanguis Christi*. » Aux deux endroits, il est vrai, le saint docteur explique ensuite aux nouveaux baptisés que ce corps de Jésus-Christ est l'Eglise dont ils sont les membres et dont ils ne doivent point se séparer; mais cette moralité tirée du mystère ne diminue pas la force des déclarations précédentes. L'évéque d'Hippone les corrobore en remarquant que cette chair que Jésus-Christ nous donne à manger est celle qu'il a reçue de Marie, dans laquelle il a vécu, et qu'on ne la mange qu'après l'avoir adorée"; que nous recevons « fideli corde, atque ore » la chair à manger et le sang à boire du Christ « quamvis horribilius videatur humanam carnem manducare quam perimere et humanum sanguinem potare quam fundere^ »; que si l'on dit aux enfants de qui est le corps et le sang ce qu'ils ont vu sur l'autel, « nihil aliud credent, nisi omnino in illa specie Dominum oculis apparuisse mortalium, et de latere tali percusso liquorem illum omnino fluxisse^* » ; que le chrétien enfin doit savoir ce qu'il mange, ce qu'il boit dans l'acte liturgique « ou plutôt qui il mange, qui il boit» [quem manduces, quem bibas), et s'abstenir, en

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