‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 337 sur 409 · Sermo CCCLII, 9, 8; LXXI · texte numérisé non relu

Sermo CCCLII, 9, 8; LXXI

:i. Sermo LXXI, s et suiv., 21-23.

<: De bono coniugali, 21; Contra epist. Parmeniani, II, 28; De baptismo, I, 2.

Les autres détails sur le mode de collation de l'ordination et sur les divers degrés de la hiérarchie sont conformes à ce que nous savons qu'était la discipline au commencement du v* siècle, et n'ont pas besoin d'être relevés. Saint Augustin remarque seulement que, d'une certaine façon et conformément à ce que dit l'Apocalypse (xx, 6), tous les chrétiens sont prêtres : « omnes sacerdotes, quoniam membra sunt unius sacerdotis (Christi) » ; le nom de prêtres toutefois convient spécialement aux prêtres proprement dits et aux évêques. Eux seuls peuvent offrir le sacrifice K

A considérer le mariage comme l'union naturelle de l'homme et de la femme, saint Augustin a dû s'en occuper contre deux sortes d'adversaires. Contre les manichéens, qui, s'ils permettaient à leurs « auditeurs » de se marier, regardaient cependant comme un mal la procréation des enfants ^; et contre les pélagiens qui, en considération du but du mariage, déclaraient être un bien les mouvements de la concupiscence qui accompagne l'union des sexes ^.

L'évêque d'Hippone pose d'abord le principe de la supériorité de la continence sur le mariage et la chasteté conjugale*. 11 explique que les rapports sexuels effectifs ne sont pas essentiels au mariage, et que celui-ci peut existei même avec la promesse formelle de continence réciproque, comme il est arrivé pour la sainte Vierge et saint Joseph ^. Mais d'ailleurs il proclame que le mariage est bon : « aliquid boni esse coniugium masculi et feminae® ».

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