‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 341 sur 409 · De bono conittg · texte numérisé non relu

De bono conittg

4. Dans le De fide et operibus, 35, Augustin dit cependant que la chose est si obscure, que. à son avis, il y a seulement péché véniel à croire qu'il est permis alors de se remarier : « ut, quantum existimo, venialiter ibi quisque fallator ».

dis que le conjoint à qui l'époux est uni par le mariage peut mourir et rendre à l'autre partie sa liberté : « Ita manet inter viventes quiddam coniugale quod nec separatio, nec cum altero copulatio possit auferre*. » Saint A-ugustin était très frappé de la rigidité de cette loi : il y voyait une preuve de la haute signification du mariage, en même temps qu'une peine infligée aux passions humaines 2.

L'évêque d'Hippone ne voit qu'un simple conseil dans l'ordre que donne saint Paul à la partie chrétienne de ne pas répudier l'infidèle, si celle-ci veut continuer d'habiter pacifiquement avec la première^. D'autre part, il ne regarde pas comme nuls ni même comme illicites les unions entre païens et chrétiens, encore qu'il en déplore l'abus ^ Les mariages contractés après le vœu de chasteté lui paraissent également valables malgré la faute commise en les contractant^.

Une dernière question reste à examiner : saint Augustin a-t-il considéré le mariage comme un vrai sacrement? Le mot de sacrement revient souvent sous sa plume à propos du mariage, mais presque toujours pour désigner l'indissolubilité ou plutôt le caractère d'indissolubilité de l'union des époux, indissolubilité à laquelle ils se sont implicitement engagés : il y a trois choses qui font la bonté du mariage : proies, fides, sacramentum^ . Ce caractère d'indissolubilité est saint [sanctitas sacramentî) \ il n'existe que dans le mariage chrétien, et c'est par lui, par cette « res sacramenti », que ce mariage est la figure de l'union de Jésus-Christ

1. De nupt. et concupisc, I, H ; De coniug. aduller., II, 4; De bono coniug., 32.

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