‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 342 sur 409 · De bono coniug · texte numérisé non relu

De bono coniug

et de son Église, qu'il peut être rapproché du baptême et de l'ordre ' . Nul doute par conséquent que le mariage ne soit pour saint Augustin, au sens large, un sacrement, le sacramentum nuptiarum^ . L'est-il au sens plus étroit? Il est difficile de répondre, car d'un côté, notre auteur n'a parlé nulle part d'une façon un peu explicite du don spirituel, de la grâce liée au contrat matrimonial chrétien, et, d'un autre côté, ce qu'il a en vue généralement, en parlant du mariage, n'est pas le contrat lui-même, le mariage in fieri, mais bien l'état conjugal qui en résulte pour les époux.

§ 11. — Eschatologie, Lutte contre l'origénisme'.

En abordant la question des fins dernières, saint Augustin avait pleine conscience des ditïiculteb et des problèmes que soulevaient en cette matière certains passages de l'Écriture. Ces difficultés avaient embarrassé un saint Jérôme et un saint Ambroise : il les aborda à son tour avec une volonté opiniâtre d'y porter la lumière. Il ne les résolut pas toutes, mais il en réduisit l'importance en en diminuant le nombre, et en mettant hors de conteste, sur ce sujet, les vérités fondamentales qui commandent toute la vie chrétienne.

L'évêque d'Hippone admet qu'immédiatement après la mort, les âmes reçoivent une partie de la récompense ou du châtiment qu'elles ont mérités, récompense et châtiment qui ne sont cependant pas complets, puisque la réunion du corps à l'âme après la résurrection en doit remplir la mesure^. Mais, dans cet état. les âmes

1. De bono coniug., 3-2, 7; De nupt. et concup., I, 11; De coniug. adulter., II, 4.

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