‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 356 sur 409 · Contra duas epist. pelag., H · texte numérisé non relu

Contra duas epist. pelag., H

baptisés, à moins qu'ils ne renonçassent à toutes leurs richesses, n'avaient aucun mérite dans le bien qu'ils paraissaient accomplir, et ne pouvaient entrer dans le royaume des cieux * . Cette exagération était bien dans le ton de la morale austère que prêchaient les pélagiens.

Telle est dans ses grandes lignes la doctrine que le moine breton et ses deux collègues s'efforçaient de faire prévaloir dès le premier quart du v* siècle. Elle avait été, dès lors, formulée en six propositions attribuées à Celestius, auxquelles s'en joignent trois autres signalées à saint Augustin comme soutenues en Sicile par certains fidèles. Les voici :

Adam mortalem factiun, qui sive peccaret, sive non peccaret, morituriis esset.

Quoniam peccatum Adae ipsuni solum laeserit, et non genus humanum.

Quoniam Lex sic mittit ad regnuin quemadnioduni Evangelium.

Quoniam ante adventam Christi fuerunt homines sine peccato.

Quoniam infantes nuper nati in illo statu sunt in que Adam fuit ante praevaricationem.

Quoniam neque per morteni \>el praevaricationem Adae omne genus hominum moriatui\ neque per resurrectionem Christi omne genus hominum resurgat.

Posse hominem sine peccato, si velit, esse.

Infantes, etsi non baptizentur, habere vitam aeternam .

Divitesbaptizatosj nisi omnibus abrenuntient, siquid boni visi fuerint faceve^ non reputari illis, neque regnum Dei posse eos habere^.

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