ALGIST., Epist. CLXXVII, 2; CXCI
a. Nous sommes renseignés sur ce qui suit par P. dose lui-même^ Liber apologeticus de arbilrii libertate, 3-7 (P. L., XXXI, 1176 et suiv.).
Il le fit introduire pour répondre à ces accusations. L'hérésiarque avoua qu'il avait dit et disait encore : a Hominem posse esse sine peccato, et mandata Dei facile custodire, si velit » ; il ajoutait, il est vrai, « non sine adiutorio Dei » . On s'entendait d'ailleurs fort mal à cause de la différence d'idiome. En fin de compte on convint, puisqu'il s'agissait d'une question née en Occident, de garder le silence jusqu'à ce que le pape Innocent, à qui l'on devait écrire, se serait prononcé.
C'était une victoire morale pour Pelage. Elle devint plus décisive peu de temps après. Deux évêques gaulois. Héros d'Arles et Lazare d'Aix, qui se trouvaient alors à Bethléem, reprirent contre lui l'accusation d'Orose, et présentèrent au concile de Diospolis (fin de 415), composé de 14 évêques, un libellus en forme ^ Malheureusement, le jour venu, ils ne se présentèrent pas pour soutenir l'accusation. Pelage désavoua quelques-unes des propositions malsonnantes qu'on lui attribuait — et qui étaient de Celestius ; — il expliqua les autres d'une façon plus ou moins équivoque, suffisante pourtant pour des juges superficiels et un peu désintéressés de la question comme étaient les Grecs. Bref, le concile se contenta d'une déclaration générale par laquelle Pelage déclarait réprouver tout ce qui était contraire à la doctrine de l'Église, et le déclara digne de la communion 2. Ce fut, dit saint Jérôme, un concile misérable ^ : saint Augustin le représente plutôt comme un concile de dupes ■•.
Qu'ils eussent été dupes ou complices, la sentence <les pères de Diospolis constituait pour Pelage un
\. On est renseigné sur ce concile surtout par saint Augustin, De geslis Pelagii, i et suiv. Il donne le nom des évêques siégeants, Contra Julian., 1, 19.