‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 359 sur 409 · De getUs Pelagii, i; Epist. CLXXVII, S · texte numérisé non relu

De getUs Pelagii, i; Epist. CLXXVII, S

triomphe, et il importait d'en contrebalancer l'autorité. Saint Augustin s'efforcerait de l'expliquer dans le De gestis Pelagii (417). En attendant, deux conciles africains se réunirent en 416, l'un à Carthage, des évêques de l'Afrique proconsulaire au nombre de plus de soixante-trois; l'autre à Milève, de cinquante-neuf évêques numides, qui écrivirent au pape Innocent*, pour demander la condamnation de Celestius et de Pelage ^, en insistant sur les deux points fondamentaux de l'erreur, l'inutilité de la grâce et celle du baptême des enfants « ad consequendam vitam aeternam^ ». A ces deux lettres, l'évêque d'Hippone et quatre de ses collègues en joignirent une troisième où ils exposaient au pape toute la question avec pièces à l'appui. C'est la lettre clxxvii^.

Innocent répondit le 27 janvier 417, par trois lettres différentes^. Dans les deux premières aux pères de Carthage et de Milève, il affirmait hautement l'autorité du siège de Pierre, « a quo ipse episcopatus et tota auctoritas nominis huius emersit*' », puis venant à la question, il déclarait approuver la doctrine des Africains surtout en ce qui concerne la grâce et sa nécessité, et excommuniait formellement « apostolici vigoris auctoritate » Pelage et Celestius^. Quant aux actes de Diospolis, il avouait, dans la lettre clxxxiii, 3, 4, les avoir reçus, mais ne pas savoir quelle autorité il devait leur attribuer, parce que, les tenant de laïcs, il ignorait s'ils étaient authentiques. Ainsi Rome était avec Au-

1. Ce sont, entre les lettres de saint Augustin, les lettres CLXXY et CLXXVI. Elles se trouvent répétées, P. L., t. XX, 501, 568. •2. Epist. CLXXV, l.

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