Liber pontificalis, éd. L. Duchesne, I
2. C'est la Fidcs ecclesiae catholicae attribuée parfois à saint Augustin. P. L., XLV, 1716 et suiv.; Hahn, Bibliothek, S 209.
3. Il n'en reste que des fragments réunis dans P. L., XLV, 1718 et suiv. Us sont tirés de saint Augustin, Degratia Chr. et de pecc. orig., II, 5-7, 26. V. aussi Hahn, Bibliothek, $ 210.
que, si en dehors de la foi on voulait s'occuper d'autres questions, il n'avait pas l'intention de les trancher definita auctoritate ; il désirait seulement proposer son switiment qu'il soumettait au Saint-Siège. Il croyait donc le baptême in remi'ssionem peccatornm nécessaire aux enfants pour entrer dans le roi/aume des deux; mais il repoussait d'ailleurs le péché ex traduce comme une injure au créateur.
Ce mémoire fut lu par Celestius devant Zosime, assisté du clergé l'omain. Les protestations de soumission du coupable impressionnèrent sans doute le pape qui le pressa de condamner les propositions qu'on lui attribuait: « lllaomnia damnas quae iactata sunt de nomine tuo? » — « Damno, répondit Celestius, secundum sententiam beatae memoriae praecessoris tui Innocentii »; et il accepta la doctrine des lettres d'Innocent ' .
Ces déclarations générales parurent sans doute suffisantes à Zosime, car il s'en contenta, aussi bien que des explications de Pelage dans son libellus, et écrivit aux évoques d'Afrique deux lettres assez désobligeantes 2, pour les assurer que Pelage et Celestius n'étaient pas vraiment coupables des erreurs qu'on leur reprochait. Il ajoutait cependant, en parlant de Celestius, qu'il ne voulait pas porter sur lui un jugement définitif, et qu'il accordait à ses accusateurs deux mois pour établir sa culpabilité, lesquels deux mois écoulés sans que la preuve fut faite, Celestius serait définitivement absous^.
Les Africains ne purent qu'être fort mécontents de
1. AcGUST., Contra duas epist. pelag., n, 5, 6; cf. De gratta Chr. et de pecc. orig., II, 8.
2. Ce sont les lettres II (sur Celestius) et III (sur Pelage) dans P. L., XX, 649, Gai, répétées au tome XLV, 1719, 1721. La lettre sur Pelage est du 21 septembre 417, un peu postérieure à celle qui vise Celestius.